dimanche 23 novembre 2008

vendredi 12 septembre 2008

Mortel. et malheureusement, toujours au gout du jour

09/2008

C'est si simple de répéter toujours les mêmes gestes. La brosse dans une main, la clope dans l'autre. Elle coiffe ses cheveux de poupées tout en essayant d'avoir l'air de sortir du lit. Avoir l'air, faire semblant... Elle reste la à pleurer en voyant son image, l'image d'une pauvre fille puisqu'elle n'est rien d'autre. C'est trop banal de finir dans la drogue. Trop cliché de devenir alcoolique et fréquenté le monde de la nuit. Trop bateau de vouloir se suicider avec le moindre petit objet ridicule. Alors elle essaye de se relever comme tout le monde. La chambre qui auparavant était rose est devenue rouge. Rouge sang. On évolue. On grandit. L'enfance laisse place au monde de l'ignorance, ou plutôt de "comment devenir grand?". Fac le matin, danse l'après-midi, piano entre deux trous et tout recommence. L'éternel cycle. Cycle de l'eau, cycle menstruel, cycle de la vie. Tout est une boucle. Comment on en échappe? On essaye d'ouvrir d'autre horizons: musique, soleil , rouge sur les doigts, on croit que la vie repars qu'on est quelqu'un d'autre, qu'on peut changer en un tour de baquette magique. Soit trop grosses, trop moche trop conne trop pas bien, trop inutile . Alors le miroir est le seul objet qui nous renvoie notre image, le miroir de notre vie.

Non le monde n'est pas rose, ni bleu, ni rouge. On peut pleurer , se détester, vivre la gorge noué, la boule au ventre mais à quoi ça rime? Où sa mène? C'est quoi la déprime? Pourquoi tu pleures et t'en connais pas la raison? Pourquoi t'as l'impression que tu fais rien de bien? Que t'es seule même si tout le monde est la. Que quand t'es toute seule tu craques. Qu'ils sont la, qu'ils t'aiment, qu'ils te le disent, te le répètent, se battraient pour toi, ferait de ta vie un boulevard de rêve. Alors pourquoi tu t'obstines à être triste, à croire que t'es pas heureuse? Mais fais toi violence, ouvre les yeux t'as que 18 ans. Te noue pas dans un monde absurde, fais en ta force de ce monde absurde. Libère toi de tes cauchemars. Apprends à te connaitre. Apprends à être toi .Tu ne te noieras pas. Papa et Maman sont la. Ils l'ont toujours été. Apprends à les aimer. Libère toi de ce poids. T'en fais pas, t'y arriveras...j'y arriverais.

jeudi 21 août 2008

Renaissance .


C'est comme si la lumière, ou plutôt le soleil, ne s'était pas levé depuis cinq jours. Tout dans la ville était sombre et la vie devenait perverse. Elle était là, hésitante, à observer le monde dépérir derrière la fenêtre de sa chambre, chambre d'enfance, chambre de secret. Alors on se réveille dans un monde englouti , sur un trottoir, dans une voiture, près de quelqu'un qu'on ne connait pas. Aucune surprises ni même un soupçon d'étonnement. On rentre en transe sur une vieille musique de boîte qui nous fait exploser, on plane, on s'exécute à reproduire les mouvements et les désirs de son propre corps. On essaye de vivre, survivre derrière des immenses barricades, derrières le soupçon d'humanité qu'il reste. Ou alors on se cache dans une vie qui n'existe pas, juste pour le plaisir d'avoir l'impression d'être vivant. Le monde coule alors ne faisons pas pareil. Les corps ondulent, se balancent, l'instant sera de courte durée puisqu'en un instant tout redevient comme avant. On se coupe d'un monde dépravé pour essayer de faire croire que l'innocence existe encore dans le fond des cœurs. Les tapisseries roses de la petites chambres changent de couleur en même temps que la boule à facette qui illumine la petite pièce. Tout devient apocalyptique personne ne sait plus qui il est. Tout le monde se serre, se rencontre, s'embrasse, se tue, se déchire, pour mieux se mélanger.Les filles se déhanchent se balancent en rythme. La fumée des joints fait de la petite pièce surpeuplés un aquarium, l'alcool et la drogue en abondance. Que c'est bon de défier le monde, défier les adultes! Personne n'est alors inconnu puisqu'ils partagent tous le même espace vitale. On se sent vivants, et cons d'être aussi jeunes.

Le réveil est douloureux, dans des odeurs de vomissures, des maux de crânes et des envies d'ailleurs. La chambre rose de gamines, n'existe plus dans cette ambiance d'orgies malsaines entre capotes usagées, urines, et mélange du repas et du surplus d'alcool. Jelly se réveille dans un monde qui n'est pas le sien, tout simplement parce qu'elle a voulu exister et prouver qu'elle aussi était de ce monde. Pourtant, ce sentiment d'être insignifiante aux yeux de tous l'écrasait. Jelly avait juste été un moyen de plus de trouver un lieu abriter pour s'éclater la gueule, faire tout ce qu'on ne peut pas quand on a 30 ans. Les yeux sont explosés, et les visages livides. C'était la fin du monde l'espace d'une soiré. C'est con d'être jeune finalement. Mais elle aime ce jeux, presque le jeux de l'amour et du hasard. Le jeu du "faire semblant", du jeu d'être la maîtresse de maison. Elle s'approche du temps maussade du dehors et esquisse un sourire. Elle pense qu'elle à tout gagné mais en fait ce n'est que fioritures. La vie n'est qu'illusion Jelly. Retourne à tes poupées et ne t'enferme pas dans cet univers digne de téléréalité à la con. Dors encore un peu, ferme les yeux, je n'attends que ça l'instant où tu fermeras les yeux, où tu plongeras la tête la première dans le silence. Ne te réveilles pas trop tôt, tout l'univers est là, à tes pieds, n'essaye pas de conquérir trop vite cette jungle...

samedi 12 juillet 2008

On fuit.



Comme un goût amer dans la bouche. Cette ombre était encore plus présente . Ce sentiment de plonger dans l'obscurité était de plus en plus intense. A quoi se résumait la vie désormais? A quoi bon s'accrocher à des fantômes, des masques et des poupées oubliés au fond d'un coffre, des souvenirs, des bouts de rêves ou plutôt des bouts de réalité? Elle avait décidé de fuir,comme toujours puisque fuir était la chose qu'elle savait faire le mieux . C'était devenu trop difficile de parcourir les rues froides et impersonnelles, de contempler les visages mornes, ces masques sans expressions, trop difficile d'être inexistante, insignifiante, au milieu de cette foule sans nom. June entrait dans sa seizième année, découvrait le monde et apprenait la vie à travers la haute tour que ses propres parents avaient dressé contre elle . Elle n'était pas actrice de sa vie puisqu'elle vivait en dehors. Elle n'était pas actrice puisqu'elle en était simplement victime.June s'enfermait et ne connaissait plus le goût des choses. Seulement, elle aimait la vie et elle voulait y croire. Elle ne supportait plus de vivre dans le dos de tous ces pantins. Elle aussi existait mais elle l'avait compris depuis tellement de temps, on ne vit pas dans le silence.
Son corps frémissait au contact de cette eau brulante. Tous ses sens rentraient en ébullition, chaque parties de son corps mêmes les plus infimes se sentaient alors exister. Pendant trop longtemps l'eau de cette piscine n'avait été pour la jeune fille que synonyme de douleur, de souffrance, de moment de supplice. Et pourtant, lorsqu'il avait disparu, lorsqu'elle avait pu regagner une vie loin de lui et de toutes les réminiscences qu'il engendrait, elle éprouvait ce besoin de se plonger toute entière dans cet océan d'enfance. La pièce n'était pas très grande, n'était pas très éclairée, n'était pas belle, n'était pas agréable. Elle était tout simplement vide, d'un blanc immaculée. Deux bancs près de la porte. Une fenêtre inaccessible dans un des coins. Et ce bassin, ce bassin immense qui faisait valser des nuages de fumée grise épaisse, ce bassin qui recrachait à la gueule de June toute son enfance pourrie, ces maux, cette souffrance. Mais elle aimait ça, elle aimait cette douleur qui l'avait fait grandir. Elle aimait éprouver du chagrin en repensant à tout ça et malgré elle, elle ne pouvait s'en passer. Son pied, puis sa jambe entière viennent troubler le calme de cet étendu d'eau paisible puis c'est son corps tout entier, son corps qui s'ouvrent au silence de cet environnement liquide. Tout se transformait, tel un cocon qui s'ouvre à la vie, une chenille qui devient papillon, le monde n'est pas le même. "On court tous à reculons."

lundi 23 juin 2008

L'homme escargot dans la vallée.



L'homme escargot est un homme, avec sur le dos une immense carapace d'escargot, a la couleur de mousse verte végétale, grisé par le soleil brulant des journées sans fin de sa vie sans fin. La carapace est la poser sur son dos courbé et crasseux sur laquel il graver a l'aide de pierres, la position des étoiles qu'il apercevait dans la nuit du ciel. Avançant dans le sable poussiéreux jour après jour en une ligne droite biblique, avec comme seul bruits le vent, ses pas et le souffle de ses poumons. Son apparence semble dire qu'il a traverser le monde plusieurs fois et que le monde, lui, l'avait traverser plus encore. Une barbe grise, des pieds sombre uniquement fait d'une dur et épaisse corne, des habits de chiffon pour le préserver de l'assommant soleil du jour et de la piquante fraicheur des abyssales nuit. La ou seul la blafarde mais lumineuse lune lui permet encore et toujours de constater sa solitude, les prédateurs ayant disparu tout autant que les proies, la vie en somme. Alors au moins pouvait il dormir sans soucis, ou plutôt sans attention, enfoui dans sa large carapace. Avec comme seul envi de savoir si le jour du demain le désert trouvera une fin, ou si la mort le trouvera avant avec sa fin personnel. Le lendemain arriva un jour ou l'homme escargot se trouva face a une vallée désertique de ce monde désertique. Il s'engouffra sur un chemin de terre en bordure d'un immense gouffre, entouré de haute falaises rougeâtre, profitant de l'ombre au début du matin. Essoufflé l'homme s'arrêta comme rarement cela lui était arrivé, le regard figé sur ses mains sales. C'est la que, du fond du gouffre il cru entendre un son qu'il n'avait encore jamais connu. Assommer par cette nouveauté il pencha l'oreille mais ne fut pas plus convaincu que ce fut autre chose que le vent sifflant dans les conduit naturel de la rocaille. Alors il pencha plus encore sa vieille oreille droite, intrigué. Le silence du désert et son souffle et rien d'autre, alors l'homme escargot se remit en route sans déception car l'espoir avait disparu depuis longtemps. Il glissa sur une pierre ronde, tordit sa vieille cheville, faisant basculer sa lourde carapace dans la direction du sombre précipice. L'homme glissa sans peur vers le bas, soufflant de soulagement quand son poids sembla disparaitre. De centaines de bout de carapaces et de vertes plantes humide de l'eau fraiche suintante de la roche, c'est dans ce havre que l'homme escargot malgré sa jambe cassé, se réveilla, survécu et rencontra la femme escargot qui vivait ici. Ils vécurent heureux le sourire sur leurs lévres réssucitées et eurent de nombreux enfants sans carapaces aucune, alors la vie refit surface et le désert disparu.

Monsieur Thomas